Illustration partage données sportives

Pour un meilleur partage des données sportives

Les sports mécaniques ont recours à des services pour suivre les chronométrages et le déroulement de compétitions. Très diversifiés, ils peuvent tous bénéficier d’améliorations significatives, notamment en matière d’expérience utilisateur. Voici 5 pistes pour l’avenir de ces technologies.

Exporter les classements finaux

A l’heure actuelle, certaines disciplines de sports mécaniques publient des récapitulatifs de chaque séance suivie par un live timing. Un délai est nécessaire avant que le public ne puisse consulter ces documents, qui bénéficient par ailleurs de versions amendées a posteriori de la première communication.

Et si ces programmes proposaient un bouton d’exportation en différents formats (texte, HTML, Excel, PDF…) une fois que tous les concurrents ont effectivement stoppé leur moteur ? Il suffirait alors au service compétent d’indiquer que ce fichier exporté n’est proposé qu’à titre indicatif et qu’il ne fait pas foi.

L’objectif est simple : plus l’accès à l’information sera simplifié, plus sa transmission aura de chances d’être complète.

Proposer une barre de recherche pour le commentaire en live

Les disciplines qui utilisent un système de commentaires en direct indiquent souvent l’heure ou le tour où chaque événement se produit. Or, il faut systématiquement recourir à un menu déroulant pour remonter dans le temps. Même si l’indication temporelle permet de se repérer assez rapidement, il est bien plus rapide de lancer une recherche.

Bien entendu, les inconvénients sont nombreux : on peut s’attendre à une perte de performances et au développement d’une solution complexe et coûteuse. Cette fonctionnalité est-elle trop gourmande en énergie pour justifier un tel développement à l’heure où certaines solutions de live timing régressent pour laisser place à un modèle payant perfectionné ?

Diffuser les données pour des analyses a posteriori

A chaque début d’épreuve, le contenu est soit absent soit effacé pour laisser place au nouveau. Là encore, une optimisation est possible.

Pourquoi ne pas créer dans l’application un portail où les précédents chronométrages et classements sont accessibles ? Exportation, ouverture d’autres pages internet… L’enjeu est d’amener l’utilisateur au contenu si rapidement qu’il n’a pas besoin d’y penser. La suggestion se fait devant ses yeux et lui évite de croire qu’il se souvient de la fois précédente où… en fait non, c’était l’année d’avant.

On pourrait imaginer des comparaisons entre disciplines sur un même circuit, selon les conditions météorologiques par exemple.
S’inspirer des réseaux sociaux

L’application pour tablettes et smartphones proposée par la Formule 1 permet déjà de s’informer sur un pilote ou une équipe donnée. Très bien, mais cette expérience reste assez solitaire.

Pour engager les autres utilisateurs, pourquoi ne pas afficher un indicateur de popularité sur les pilotes les plus suivis, agrémenté d’un système de commentaires par exemple ? De même, le streaming permet parfois de connaître l’audience en temps réel.

Pourquoi ne pas permettre de connaître le nombre de personnes connectées, voire de les localiser si elles l’ont consenti ? Avec des informations telles que les préférences des pilotes, des nouvelles relations pourraient même naître sur place…

Je suis enthousiaste sur ce point, quand on connaît l’investissement de Qualcomm dans le futur championnat de Formule électrique, la Formula E. On promet aux spectateurs une expérience unique, on l’attend avec impatience…
Booster le système d’Allomatch

Un jour, j’ai pris un train Rouen-Paris qui a accumulé du retard. Je suis arrivée quinze minutes avant la course de GP2 Series que j’aurais voulu couvrir en direct, mais ce n’était pas grave. J’étais à Paris, où les bars sportifs et la connexion wifi sont facilement accessibles.

Je suis allée sur Allomatch pour trouver le bar le plus proche susceptible de recevoir la chaîne Sport+ et de diffuser la course. L’un d’entre eux avait l’air de remplir tous ces critères. Sauf qu’en arrivant là-bas, pas de Sport+. J’ai fini par attendre de sortir du métro souterrain pour actualiser mon flux Twitter puis rédiger mon résumé avant le coup d’envoi du Grand Prix de Formule 1.

Ce qui manque à Allomatch, c’est un dispositif en temps réel alimenté par les utilisateurs. Les moyens techniques peuvent être réunis avec l’application disponible sur l’App Store même s’il faut bien entendu développer cette fonctionnalité. Il est dommage de devoir appeler le bar pour demander si le match ou la compétition sera bien diffusée. Et pour une niche comme le sport automobile, comment être sûr d’être compris ?

Une évolution est-elle possible ?

Les nouvelles technologies ouvrent le champ des possibles. Technologiquement, ces évolutions sont possibles mais elles ne sont pas pour autant rentables. Si l’on pense aux sports mécaniques, le profil-type de ceux qui accèdent aux live timings et autres informations clés sur les compétitions est prêt à redoubler d’efforts pour avoir accès à cette information.

Ces efforts ne sont pas immédiatement liés à l’investissement financier, puisque ces personnes peuvent avoir souscrit à un abonnement déjà coûteux pour suivre les compétitions sportives de son choix. Donc, en théorie, on peut parier qu’une interface à l’ergonomie perfectible ne le dérangera pas autant, pourvu que cette solution soit gratuite.

Le gagnant de cette partie sera donc celui qui arrivera à fédérer une communauté autour de sa solution pour la rendre virale et pérenne.

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